La plus récente menace de Donald Trump de rebaptiser le lac Ontario ne passe pas à Wendake, où les élus de la Nation wendat comptent bien tenir tête au président américain.
La nouvelle proposition du président américain de renommer le lac Ontario «lac Amérique» a suscité son lot de réactions sur les réseaux sociaux, mardi.
En pleine guerre tarifaire, plusieurs se sont empressés de dénoncer les propos de Donald Trump. Pour le grand chef et les chefs familiaux de la Nation wendat, les «propos malveillants, méprisants et hostiles du président des États-Unis» dépassent les limites.
Qualifiée «d’inacceptable», cette proposition impliquerait notamment d’effacer une part de l’héritage wendat, expliquent les élus, dans une publication partagée sur leurs réseaux sociaux. D’origine wendat, le nom «Ontario» signifie «le lac est beau, grand», notent-ils.
«Pour la Nation wendat, ce toponyme possède une valeur historique, culturelle et identitaire considérable. Il rappelle la présence et la contribution de nos ancêtres sur le territoire.»
Se défendre coûte que coûte
Opposés fermement «à toutes tentatives de changer le nom du lac», les membres de Conseil de la Nation wendat se tournent maintenant vers le premier ministre du Canada, Mark Carney, pour faire entendre leurs préoccupations.
Ils misent sur l’envoi d’une correspondance adressée non seulement au premier ministre canadien, mais également à la grande cheffe de l’Assemblée des Premières Nations, Cindy Woodhouse Nepinak, au premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, au chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Francis Verreault-Paul, à l’ambassadeur des États-Unis au Canada, Pete Hoekstra, et à la consule générale des États-Unis d’Amérique à Québec, Anne Dudte, pour condamner «fermement» les propos tenus par le président américain et freiner tout changement de nom potentiel.
«Nous affirmons ainsi notre appui à toute initiative visant à assurer le maintien du nom du lac Ontario», concluent les élus.














